Livre d'Urantia. La vie de Jésus. Christ Micael sur Urantia  
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21-05-2012
 
 
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Les deux Années Cruciales

Livre d'Urantia. Fascicule 126 - La vie et l'enseignement de Jésus

 

La quatorzième et la quinzième années de sa vie 

vieP.1386 - §1 De toutes les expériences de la vie terrestre de Jésus, sa quatorzième et sa quinzième années furent les plus cruciales. Les deux années comprises entre le moment où il commença à prendre conscience de sa divinité et de son destin, et celui où il réussit à communiquer, dans une large mesure, avec son Ajusteur intérieur furent les plus éprouvantes de sa vie mouvementée sur Urantia. C'est cette période de deux ans que l'on devrait appeler la grande épreuve, la vraie tentation. Aucun jeune humain, passant par les premiers désordres et la mise au point des problèmes de l'adolescence, ne fut jamais soumis à une épreuve plus cruciale que celle traversée par Jésus durant son passage de l'enfance à l'adolescence.

P.1386 - §2 Cette importante période de développement dans la jeunesse de Jésus commença avec la fin de la visite à Jérusalem et le retour à Nazareth. Marie fut d'abord heureuse à la pensée qu'elle avait retrouvé son garçon, que Jésus était rentré au foyer pour être un fils soumis — bien qu'il n'eût jamais été autre chose — et qu'il serait désormais plus docile aux plans qu'elle formait pour son avenir. Mais elle n'allait pas se chauffer longtemps au soleil des illusions maternelles et de l'inconscient orgueil de famille ; elle allait bientôt perdre plus complètement ses illusions. De plus en plus, le garçon vivait en compagnie de son père ; il consultait de moins en moins sa mère sur ses problèmes. En même temps, l'incompréhension de ses parents concernant ses fréquentes alternances entre les affaires de ce monde et les méditations sur ses propres rapports avec les affaires de son Père allait croissant. Franchement, ils ne le comprenaient pas, mais ils l'aimaient sincèrement.

P.1386 - §3 À mesure que Jésus grandissait, sa pitié et son amour pour le peuple juif s'approfondirent, mais, les années passant, un juste ressentiment se développa dans sa pensée contre la présence, dans le temple de son Père, de prêtres choisis pour des raisons politiques. Jésus avait un grand respect pour les pharisiens sincères et les scribes honnêtes, mais il tenait en piètre estime les pharisiens hypocrites et les théologiens déloyaux ; il considérait avec dédain tous les chefs religieux peu sincères. Quand il examinait minutieusement la conduite des dirigeants d'Israël, il était parfois tenté de regarder d'un oeil favorable la possibilité de devenir le Messie attendu par les Juifs, mais il ne céda jamais à cette tentation.

P.1386 - §4 Le récit de ses exploits parmi les sages du temple de Jérusalem était flatteur pour tout Nazareth et spécialement pour ses anciens maitres de l'école de la synagogue. Pendant quelque temps, l'éloge de Jésus fut sur toutes les lèvres. Tout le bourg racontait la sagesse de son enfance et sa conduite méritoire, et prédisait qu'il était destiné à devenir un grand chef dans Israël. Enfin, un vraiment grand éducateur allait sortir de Nazareth en Galilée. Tous se réjouissaient à l'avance du moment où il aurait atteint ses quinze ans, afin qu'il lui fût dument permis de lire les Écritures à la synagogue le jour du sabbat.

 
SA QUATORZIÈME ANNÉE (AN 8)

1 . SA QUATORZIÈME ANNÉE (AN 8)

jesus NazarethP.1387 - §1 L'an 8 est l'année de calendrier de son quatorzième anniversaire. Jésus avait appris à fabriquer de bons jougs et travaillait bien la toile et le cuir. Il devenait rapidement aussi un charpentier et un ébéniste habile. Cet été-là, il monta fréquemment au sommet de la hauteur située au nord-ouest de Nazareth, pour prier et pour méditer. Il devenait graduellement plus conscient de la nature de son effusion sur terre.

P.1387 - §2 Un peu plus de cent ans auparavant, cette colline avait été le “ haut lieu de Baal ” et maintenant c'était l'emplacement du tombeau de Siméon, un saint homme réputé en Israël. Du faite de la colline de Siméon, Jésus pouvait d'un coup d'oeil embrasser Nazareth et le pays environnant. En regardant Méguiddo, il se remémorait l'histoire de l'armée égyptienne remportant sa première grande victoire en Asie, et comment plus tard une armée semblable avait vaincu Josias, roi de Judée.

Non loin de là, il pouvait voir Taanak, où Déborah et Barac battirent Sisara. À l'horizon, il pouvait apercevoir les collines de Dothan où, lui avait-on appris, Joseph avait été vendu par ses frères comme esclave, en Égypte. Tournant ensuite ses regards vers Ébal et Garizim, il se rappelait les traditions d'Abraham, de Jacob et d'Abimélech. Ainsi il se remémorait et retournait dans son mental les évènements historiques et traditionnels du peuple de son père Joseph.

P.1387 - §3 Il poursuivit ses cours supérieurs de lecture avec ceux qui enseignaient à la synagogue et continua aussi l'éducation familiale de ses frères et soeurs à mesure qu'ils atteignaient l'âge approprié.

 
suite

P.1387 - §4 Au début de cet an 8, Joseph s'arrangea pour mettre de côté le revenu de ses propriétés de Nazareth et de Capharnaüm, afin de payer le long cycle d'études de son fils à Jérusalem ; on prévoyait que Jésus devait aller à Jérusalem en août de l'année qui suivait, quand il atteindrait ses quinze ans.

P.1387 - §5 Au commencement de l'année, Joseph et Marie eurent fréquemment des doutes sur la destinée de leur fils ainé. En effet, il était un enfant brillant et aimable, mais bien difficile à comprendre et à sonder ; d'autre part, rien d'extraordinaire ou de miraculeux n'était jamais arrivé.

marie josephSa fière maman était restée des dizaines de fois dans une expectative haletante en s'attendant à voir son fils accomplir quelque exploit surhumain ou miraculeux, mais ses espoirs se brisaient toujours dans une cruelle déception. Tout ceci était décourageant et même démoralisant. Les personnes pieuses de ce temps-là croyaient vraiment que les prophètes et les hommes de la promesse démontraient toujours leur vocation et établissaient leur autorité divine en accomplissant des miracles et en faisant des prodiges. Mais Jésus ne faisait rien de tout cela ; c'est pourquoi le trouble de ses parents augmentait sans cesse quand ils envisageaient son avenir.

P.1387 - §6 L'amélioration de la situation économique de la famille de Nazareth se faisait sentir à la maison de bien des manières, spécialement par le nombre croissant de tablettes blanches polies qui étaient employées comme ardoises pour écrire ; on écrivait alors avec du fusain. Jésus fut également autorisé à reprendre des leçons de musique ; il adorait jouer de la harpe.

P.1387 - §7 Durant toute cette année, on peut vraiment dire que Jésus “ grandit dans la faveur des hommes et de Dieu ”. Les perspectives de la famille semblaient bonnes et l'avenir se présentait brillamment.

 
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